En vain, pendant plus de deux heures, ils attendirent, interrogeant l'horizon muet.

—Il lui sera arrivé malheur, murmurait Cosimo; peut-être est-il mort à cette heure: qui sait, l'embarcation ne se sera pas trouvée au lieu indiqué!

Déjà il parlait de retourner sur ses pas, de se mettre à la recherche du marquis, lorsqu'il fut interrompu par un cri de joie de son jeune compagnon.

—Vois, disait l'enfant; vois le signal, il est sauvé!

Une lumière venait en effet d'apparaître à la poupe d'une petite embarcation qui glissait silencieuse sur les vagues au milieu des ténèbres.

Sans perdre une minute, Cosimo et Olivier sautèrent dans un batelet amarré près du bord et rejoignirent l'embarcation.

Tout danger pressant avait disparu.

Deux mois plus tard, les fugitifs s'installaient à Paris, dans un petit hôtel isolé, non loin du Jardin du roi.

Ils y habitèrent quelques mois, tranquilles en apparence. Le marquis avait repris ses habitudes et ses travaux, et Olivier, aussi heureux que dans le somptueux palais de Rome, avait recouvré son insouciance et sa gaieté.

Un matin, M. de Florenzi fit appeler son fils adoptif.