—Rentrer au château!... fit-il d'une voix rauque, non!... Pas maintenant.
—Il le faut cependant, monsieur, votre absence paraîtrait inconcevable, elle ferait réfléchir, chercher... et qui sait!... Votre place est près du lit de votre père.
—Jamais!... non... jamais!...
Il disait cela, mais il ne bougeait pas. Jean, alors, passa son bras sous le sien, et l'entraîna.
Il se laissait conduire, n'opposant nulle résistance à cette sorte de violence qui lui était faite. Il trébuchait comme un homme ivre, buttant à tous les cailloux; il serait tombé s'il n'eût été soutenu. Après une scène qui avait exalté ses nerfs jusqu'à un degré insoutenable, la réaction était venue, et tous les ressorts se brisaient en lui.
Toujours au bras de Jean, il traversa la cour du château et gravit l'escalier.
Mais arrivé à la porte de la chambre du duc de Champdoce, il s'arrêta brusquement et, s'arc-boutant sur ses jarrets, il essaya de se dégager.
—Je ne veux pas!... balbutiait-il en se débattant, je ne peux pas!...
Mais le fidèle domestique lui serrait les poignets à les broyer.
—Vous entrerez, lui dit-il, je le veux! Quoi qu'il y ait, vous sauverez l'honneur du nom!