Maintenant il commençait à entrevoir le péril.
—En apprenant les révélations de Ludovic, continua M. Mascarot, nos gens ont pensé que, si le fait était vrai, on en trouverait une mention sur le journal de M. de Clinchan. Grâce à des prodiges d'adresse et d'audace, ils ont eu entre les mains, pendant une journée, le volume de ce journal correspondant à l'année 1842.
—Infamie!... murmura le comte.
—Ils ont cherché et ils ont rencontré non pas une mention, mais trois.
M. de Mussidan eut un mouvement si violent que le brave placeur, un peu effrayé, recula son fauteuil.
—Des preuves, disait le comte, des preuves!
—Rien n'a été oublié. Avant de remettre en place le volume, on en a arraché les trois feuillets qui vous concernent. C'est aisé à vérifier...
—Où sont ces pages?
B. Mascarot prit son grand air d'honnête homme indigné.
—On ne me les a pas remises, fit-il, sans cela!... mais on les a fait photographier et on m'en a confié une épreuve, afin de vous mettre à même d'examiner l'écriture.