Et le bonhomme, prenant la main de sa fille, la mit dans celle d’Hector.
—Allons, embrassez-vous, mes enfants, dit le père.
Les deux enfants ne s’embrassèrent pas.
Mademoiselle Aurélie se recula en dessinant une révérence aussi froide que correcte.
Hector s’inclina profondément.
La jeune fille venait de décider que son mari ne serait jamais rien pour elle.
Hector se disait, tout en souriant gracieusement:
—Grand Dieu! que cette grande fille me déplaît! Je n’aurais pas d’avance décidé de rompre mon mariage, que certainement j’en prendrais la résolution aujourd’hui.
De ce moment Hector étudia le caractère de mademoiselle Aurélie, il espérait arriver très rapidement à lui déplaire et à se faire donner congé.
Le malheur est que M. Blandureau était enchanté de lui; il lui trouvait l’air bon enfant, et le négociant retiré adore les bons enfants.