M. Blandureau, en effet, après avoir inutilement attendu son gendre, alla le surprendre un matin.

L’ancien négociant paraissait fort ému.

—Vous aimez ma fille? lui demanda-t-il tout d’abord.

—Certes, répondit Hector, comme une sœur.

—Eh bien, continua M. Blandureau, je dois vous révéler un fait très grave. Votre ami mylord Wellesley aime Aurélie.

Hector eut toutes les peines du monde à comprimer sa joie.

—Êtes-vous bien sûr de ce que vous dites? demanda-t-il.

—A peu près. Je crois donc qu’il serait bon de presser l’affaire, et de vous marier le plus tôt possible.

—C’est bien, dit Hector, je vous remercie; j’aviserai.

Et comme M. Blandureau en revenait sans cesse à son idée, il lui joua la scène de M. Dimanche. M. Blandureau quitta son gendre, assez surpris de son peu d’empressement.