—Votre père n’aurait pas agi ainsi, lui dit-il; mais enfin, puisque vous refusez absolument d’accepter ma fille, car c’est vous qui refusez, je l’espère, et sans motifs, vous allez m’en signer une déclaration.
Hector signa de grand cœur, et prenant congé de M. Blandureau, il courut au café le plus voisin et écrivit à Ferdinand:
«Tout est arrangé. Accours, je t’attends.»
Le soir même, M. Blandureau agréait la demande de M. James Wellesley. Même il profita du changement de gendre pour diminuer la dot de cinq cent mille francs.
Alors seulement le baronnet apprit que son beau-père avait été dans le commerce. Ses préjugés voulurent élever la voix. Il leur imposa silence. Il se consola d’ailleurs par cette réflexion:
—Qui le saura en Angleterre?
Deux jours plus tard, Hector achevait sa toilette lorsque le domestique de l’hôtel lui annonça qu’un monsieur insistait pour lui parler.
—Qu’il entre, dit Hector, sûr que ce devait être Ferdinand, et il s’avança à la rencontre de son ami.
Ce n’était pas Ferdinand, mais bien sir James, plus pâle et plus grave qu’à l’ordinaire. Il tenait à la main une boîte d’acajou qu’il posa sur la table.
—J’ai à vous parler sérieusement, dit-il à Hector, êtes-vous certain que personne ne peut nous entendre?