—Décidément, disait-il, tout en prenant des mesures, impossible de rester ici, c’est trop petit. Quand je rétablirais les cloisons qui divisaient mon appartement en sept pièces, je ne l’agrandirais pas d’un pouce, bien que mon propriétaire croie précisément le contraire. Il faudra chercher ailleurs. C’est fâcheux, je regretterai plus d’une fois la verdure du square; comme compensation, il est vrai, je n’aurai plus la vue du faîte de ce Théâtre-Lyrique, lequel ressemble, à s’y méprendre, à une grande malle qui a perdu sa poignée...

L’entrée de M. Divorne père interrompit brusquement le monologue de Pascal.

—Mon père! s’écria-t-il, laissant, de surprise, tomber le mètre qu’il tenait.

—Oui, moi, répondit l’avoué. Mais avant tout, un mot, un seul: te maries-tu? est-ce vrai?

—Je vous l’ai écrit.

—Et par l’intermédiaire d’un marchand d’héritières?

Pascal s’était bien gardé de souffler mot de M. de Saint-Roch dans sa lettre; aussi fut-il bien étonné, et plus contrarié encore, de voir l’avoué si bien au fait. Il n’eut pourtant pas l’idée de nier, sachant bien qu’en toute sûreté il pouvait se confier à son père.

—C’est vrai, dit-il.

—Malheureux!

—Au moins, écoutez comment les choses se sont passées. C’est une plaisanterie qui se trouve avoir un dénoûment sérieux, je lui devrai mon bonheur.