—Eh bien! dit-il d’un ton piteux, tout est manqué. Mais vous savez le malheur; je le vois à votre tristesse...
Et le chevalier, accablé, s’assit ou plutôt se laissa tomber sur un fauteuil.
—Oui, répondit Pascal, l’arrivée de mon père...
—Il s’agit bien de votre père, ma foi!..... Vous n’avez donc pas reçu la lettre de M. Gerbeau?
—J’ai reçu des lettres, dit Pascal, mais je ne les ai pas ouvertes. Elles sont toutes là, sur ma cheminée.
Le chevalier se leva avec effort et, prenant la correspondance intacte de son jeune ami, chercha un instant parmi les lettres, les journaux, les imprimés arrivés dans la matinée.
—Voici la lettre de Gerbeau, dit-il enfin; je reconnais son écriture. Vous permettez, n’est-ce pas?
Et, sans attendre la réponse de Pascal, il brisa l’enveloppe et parcourut rapidement la lettre.
—Oh! tout est bien fini, dit-il lorsqu’il eut achevé. Je sais mon Gerbeau par cœur: il périrait plutôt que d’avouer qu’il s’est trompé. Tenez, ajouta-t-il en passant la lettre au jeune homme, lisez... et du calme surtout.
Le calme était fort nécessaire, en effet. M. Gerbeau avait écrit sous l’impression d’une violente colère, et il n’avait pas ménagé ses termes. Il disait à Pascal: