—J’aurais dû vous le dire d’abord, c’est une lettre anonyme...

—Oh!

—Oui, une lettre anonyme, et qui, de plus, doit être d’un de vos amis.

—Sachez, monsieur, dit Pascal, que mes amis ne font pas de ces infamies.

—C’est au moins de quelqu’un qui a accès chez vous, car à la lettre était joint le billet par lequel Saint-Roch vous annonçait ma visite.

—C’est impossible! s’écria le jeune homme.

Et il courut à son bureau, pour retrouver le fameux billet. Mais c’est en vain qu’il chercha, fouilla tous les tiroirs, bouleversa ses cartons, secoua un à un tous les papiers; le billet ne se retrouva pas. Il vint se rasseoir fort découragé.

—C’est incroyable, disait-il, une lettre anonyme! Mais au fait, qui a prévenu mon père?

—Ah! répondit le chevalier, vous avez quelque ennemi bien perfide.

—Oh! je le trouverai. Si j’avais seulement cinq minutes entre les mains la lettre adressée à M. Gerbeau...