—On devrait échanger Mata-Hari (les Allemands y tiennent beaucoup), avec le général Marchand. Ce serait une bonne affaire pour nous...
A ce moment Mᵉ C... croyait que le général Marchand était prisonnier.
Il n’y a pas eu autre chose qu’un projet—en l’air—de l’avocat.
La légende a survécu. Il n’importe.
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Nous avons dit que la fille Marguerite-Gertrude Zelle, dite Mata-Hari, alias lady Gresha Mac-Leod, était inscrite sur les registres du centre d’espionnage d’Amsterdam sous l’initiale et le chiffre H. 21.
Or ce chiffre prouve que Mata était espionne depuis longtemps et avait été immatriculée avant la guerre. En effet le chiffre donné aux agents allemands à partir de 1914 avait pour lettres A. F. suivies d’un numéro.
Les lettres signifiaient: A., Anvers, centre primitif de l’espionnage allemand, et F., France.
Le fait que Mata portait simplement la lettre H., suivie du numéro 21, établit qu’elle avait été enrôlée bien avant l’ouverture des hostilités.
L’histoire de Mata-Hari est aussi simple que celles des autres espionnes dont nous allons parler. Ce n’est pas une raison parce que c’était une danseuse, et une femme intelligente—plus dangereuse que les autres—pour faire autour de son nom du sentiment et du roman.