Yvonne, songeuse, se demandait quelle valeur pouvait bien avoir pour lui ce bout de papier gris, maculé et déchiré...
Constantin, très gêné, raconta que sa mère était Allemande, que son père était Grec, qu’il était né à Leucade (Grèce) et qu’une femme admirable, une Allemande, l’avait ruiné et avait causé sa perte...
—Je suis devenu un bandit à cause de cette femme... j’ai été entraîné... je suis un malheureux!
Et, cachant sa tête entre les mains, il éclata en sanglots.
Ces demi-confidences et les allures étranges de cet homme avaient piqué au vif la curiosité d’Yvonne qui jura de pénétrer son secret.
—Vous avez assassiné quelqu’un? Vous avez pris de l’argent? Soyez franc avec moi. Je serai indulgente. Vous avez tué, volé?
—Non, répondit Constantin, c’est pire!
Et le Grec entraîna la danseuse dans la rue, se retournant à chaque instant comme s’il eût craint d’être suivi.
Yvonne commença à être inquiète, bouleversée par toutes les remarques qu’elle faisait journellement. Elle résolut de déchiffrer l’énigme, de démasquer l’individu, et, dans ce but, de continuer ses relations avec cet homme bizarre.