«On m’a imitée, mais l’idée était de moi et c’est la seule façon de bien encadrer les danses sacrées.
«On peut faire le temple aussi chimérique que l’on veut, car moi je le suis.
Mata-Hari en costume de danse pour salons
«La Fleur sacrée sera la légende de la Déesse qui a le pouvoir de s’incarner dans la fleur qu’on lui brûle en offrande... Le prince entre au temple avec des orchidées, les brûle devant elle, et de la fumée s’extase, se lève et danse. Obscurité: déesse et prince ont disparu.
«Je serai l’orchidée tout en or et diamantée. Je sais comment je ferai. Paul peut me demander quand il aura besoin de moi: je suis fixée. Je désire qu’il me dédie la musique.
«La musique de «l’Eau courante» reste comme ouverture parce que le temple est dans la forêt, près de la cascade...»
Plus loin Mata-Hari veut préciser ses idées. On va voir comment elle y parvient:
«Paul doit traduire dans sa musique les phases suivantes: Pose d’incarnation, apparition de la fleur, croissance, épanouissement, resserrement. Trois évolutions qui doivent répondre aux pouvoirs de Brahma, Vichnou et Çiva: création, fécondité, destruction.