1013. Auswahl aus Corneille's Dramatischen Werken. Frei bearbeitet von J. J. Kummer. Gotha und Leipzig, Reichenbach. 1832. 2 vol. in-18 (8 gr.)

T. Ier: Der Cid.—T. IIe: Die Horazier.

Ces deux pièces ont reparu quelques années plus tard dans la collection intitulée: Classisches Theater (Gotha und Leipzig, in-18).

1014. Die Sinnreiche|| Tragi-comoedia || genannt || Cid, || ist || ein Streit der Ehre und Liebe. || verdeutscht || vom || Georg Greflinger || Regenspurgern, || Kays. Notar. || Hamburg, || Gedruckt bey Georg Papen, || In Verlegung Johann Naumans|| Buchh. vor S. Joh. Kirchen. || Im Jahr 1650. Pet. in-8 de 42 ff. non chiff., plus un front. gravé.

Le frontispice représente Rodrigue agenouillé devant Chimène, près du cadavre du comte de Gormas. Chimène cherche à percer d'une épée la poitrine du Cid, mais un Amour détourne le coup. On lit au-dessus de la planche: Cid, || Verdeutscht vom Georg Gref || linger || Regenspurg. Kayserl. Not; et en bas: Bey Johann Nauman Buchhandlern || in Hamburg || Bart. Iselburg fe: Hamb.

Au titre se voit une marque qui représente la boule du monde surmontée d'un cavalier dont le cheval porte des ailes. La tête du personnage se perd dans les nuages, où l'on aperçoit le chiffre du Christ. La terre porte aussi le monogramme du Christ et de la Vierge, et sur une banderole, qui se développe à l'entour, on lit la devise: Superata Tellus (il faudrait vraisemblablement Tellure) sidera domat.

Au verso du titre, se trouve une dédicace dont voici la traduction littérale:

«Aux très-excellentes et très-nobles demoiselles, Mademoiselle Éléonore Edwige et Mademoiselle Anne Dorothée, duchesses de Schleswig, Holstein, Stormarn et Dithmarschen, comtesses d'Oldenbourg et de Delmenhorst, etc., ses très-gracieuses demoiselles, l'éditeur Jean Naumann, libraire à Hambourg, dédie respectueusement cette pièce.»

La dédicace est suivie d'un quatrain des plus médiocres. Vient ensuite un Avis au Lecteur dont voici la traduction:

«Cette tragédie qui finit dans la joie, autrement dit cette tragi-comédie appelée le Cid, n'est qu'un combat entre l'honneur et l'amour. Les Français et les Hollandais sont d'avis qu'aucune pièce n'a encore dépassé l'invention de celle-ci. L'auteur, qui est Français, s'appelle Cornelius. Ses paroles sont brèves, mais pleines de sens; il est douteux qu'un Allemand puisse rendre ses vers aussi brièvement sans les massacrer. Je n'en reproduis que l'ombre; c'est dans le français qu'on peut voir le tableau original. Si quelqu'un veut en avoir plus ample connaissance, qu'il s'y reporte; mon tableau s'effacera volontiers, car il n'a pas été composé pour briller, mais pour m'exercer à l'étude des langues. On y trouvera un grand travail. Il m'a fallu beaucoup de peine pour reproduire l'ombre, je ne parle pas du tableau. J'espère d'ailleurs que personne ne me reprochera, à moi, le plus humble de ceux qui se sont enivrés aux fontaines de Castalie, d'avoir traduit en allemand semblable ouvrage. Je suis Allemand, c'est-à-dire libre; j'ai la liberté de m'exercer dans ma langue et dans celle des autres, tout comme le plus savant, pourvu que je me borne à écrire des choses honorables et qui ne fassent tort à personne. J'ai conservé la forme versifiée, à l'exemple des Français et des Hollandais; je n'ai rien dit de plus ni de moins, m'attachant cependant plus au sens qu'aux mots. Chaque langue a ses expressions qui lui sont propres; on doit chercher à les remplacer le mieux possible. Si cette pièce te plaît, tu peux en attendre trois autres: la Fâcheuse Contrainte (der beklägliche Zwang), Laure (die Laura) et Andronic et Aron. Si ces pièces te plaisent à leur tour, accorde-moi tes bonnes grâces, sinon j'aurai du moins le profit de m'être de la sorte initié à la langue française. Porte-toi bien et prends tout en bonne part.