—D’où savez-vous tout cela, Monsieur, et quel intérêt avez-vous à me le faire remarquer?

Marc parut troublé.

—Que vous importe, répliqua-t-il brusquement, si vous pouvez trouver dans ce que je dis un avertissement utile.

—Pour croire à un avertissement, il faut connaître celui qui le donne, fit observer Honorine avec une certaine fermeté.

Marc se tut un instant.

—Elle a raison, murmura-t-il, comme s’il se fût parlé à lui-même; et cependant... il faut qu’elle ne doute pas... qu’elle ait confiance!

Il s’arrêta et parut encore hésiter; la jeune fille, qui le regardait, attendait anxieuse; enfin, il lui dit lentement:

—Si je vous donne une preuve que j’ai connu votre mère, qu’elle se fiait à mes paroles... que je vous suis dévoué!... promettez-vous de me croire?

—Pourvu que la preuve soit certaine, répondit Honorine agitée.

Marc fit encore une pause.