—Mais cette loi me permet, je suppose, de remplacer la mère d’Honorine.

—Pour l’affection, sans aucun doute, madame la comtesse; mais pour l’administration des biens elle appartient au tuteur.

—M. le comte de Luxeuil en prendra le titre, Monsieur.

—Pardon, dit Vorel avec déférence; mais je ferai observer à madame la comtesse que ce titre ne se prend pas; on le reçoit du conseil de famille.

—Soit. Pensez-vous qu’il puisse le refuser au comte?

—Je ne présume rien; je rappelle seulement que c’est à ce conseil de faire un choix.

—Et qui pourrait-il choisir, Monsieur? Honorine n’est-elle point la nièce de M. de Luxeuil?

—Incontestablement, madame la comtesse, elle est sa nièce... comme elle est la mienne.

Madame de Luxeuil fit un mouvement et regarda le médecin en face.

—Que voulez-vous dire? demanda-t-elle.