—Voilà sa tanière, murmura-t-il.
—Heureusement qu’il ne peut nous voir! dit Honorine dont la voix tremblait; il dort maintenant.
—Ah! vous croyez donc qu’un pareil homme peut dormir? demanda Marc.
—Que ferait-il... à cette heure!...
—Je voudrais le savoir!
Un cri sourd venant du manoir sembla lui répondre. Il redressa la tête en retenant les rênes.
—Avez-vous entendu? demanda-t-il.
—Passons vite! passons vite!... s’écria Honorine glacée.
Il prêta encore l’oreille; mais tout était silencieux. Après un court moment d’hésitation, il fouetta le cheval qui tourna brusquement le mur de clôture, et quelques minutes après ils roulaient sur la route d’Isigny. Cependant, le cri qu’ils avaient entendu n’était point une illusion de leurs sens, et avant de continuer notre récit nous devons instruire le lecteur de ce qui se passait au manoir.