A bientôt. Lisez mon feuilleton de lundi, dans Le Voltaire.

Affectueusement à vous.


A Gustave Rivet[27].

Paris, 12 février 1879.

Monsieur,

Je lis votre article, et je vous remercie, car votre effort d'impartialité est évident. Mais pourquoi me prêtez-vous des idées que je n'ai jamais eues? Pourquoi parlez-vous de moi, sans m'avoir lu? Vous êtes jeune, je crois; ne répétez donc pas toutes les sottises qui courent sur moi et sur mes œuvres.

Vous demandez: «Qu'est-ce donc que cette étroitesse d'esprit qui appauvrit l'art?»—Cette étroitesse, c'est l'amour du vrai, l'élargissement de la science. Peu de chose, comme vous voyez.

D'ailleurs, il serait trop long de vous répondre. Je retournerai seulement votre conclusion: je ne suis rien, Monsieur, et le Naturalisme est tout; car le Naturalisme est l'évolution même de l'intelligence moderne.

C'est lui qui emporte le siècle; et le Romantisme n'a été que la courte période de l'impulsion première.