A J.-K. Huysmans.

Médan, 6 juin 1881.

Mon cher Huysmans,

Merci pour vos bons renseignements[37], mais je vais vous importuner encore en précisant.

Mon architecte, d'une importance médiocre, habite Paris, rue de Choiseul sans doute, et se trouve être de la paroisse de Saint-Roch. Si j'en ai fait l'architecte du diocèse d'Évreux, par exemple, pourrai-je l'employer à des réparations dans l'église Saint-Roch? Ce serait sans doute lui donner une trop grande situation que de le prendre pour Paris. Voyez pourtant s'il n'y aurait pas moyen, s'il n'existe pas à Paris des architectes de paroisse, et quels seraient alors leurs appointements, leurs occupations, etc. Autrement, si je dois m'en tenir à mon diocèse d'Évreux, voyez à m'avoir quelques détails complémentaires, sur les voyages à faire, les rapports avec le clergé, etc. Mais je préférerais mille fois Paris.

Vous m'avez parlé d'un pauvre diable d'employé qui copiait la nuit des cours, pour les élèves de l'École centrale, je crois. Pourriez-vous m'envoyer quelques détails précis? Quels sont ces cours, et pourquoi faut-il les faire recopier?

Enfin, puisque vous avez été collectionneur de timbres-poste, pourriez-vous m'en décrire trois ou quatre rares (timbres du Cap) et trois ou quatre ordinaires? C'est pour compléter les notes que vous m'avez déjà données.

Et mille fois merci à l'avance. Ici rien de nouveau, naturellement. Je travaille, j'ai fini d'arrêter mon plan, dont je suis très satisfait, chose rare. Prochainement, dès que j'aurai toutes mes notes, je vais me mettre à l'écriture.

Bien affectueusement à vous, et bons souhaits de travail.