Mon cher confrère,
Vous êtes le seul qui ayez osé dire la vérité dans la presse, à propos du crime de lèse-littérature qui vient d'être commis. Ce colossal Dumas[44] de bronze est une honte pour le Paris de notre siècle. Merci de votre article qui m'a un peu soulagé. Il faudra revenir sur ce soufflet que nous avons tous reçu. Je sens, moi, que je ne pourrai toujours me taire.
Et comme vous avez raison aussi dans votre article sur les filles! La critique est ignorante et de mauvaise foi. Ce qu'elle regrette, c'est le vice excusé, comme vous l'avez, très bien dit. Ah! que n'êtes-vous une dizaine ayant vos idées et votre courage! vous feriez enfin de la bonne besogne.
Merci encore et bien à vous.
A Léon Hennique.
Médan, 25 novembre 1883.
Mon cher Hennique,
Enfin, je puis vous écrire et vous dire ma grande admiration pour votre livre que j'achève à peine. Imaginez-vous une telle bousculade de travail, que j'ai dû passer une nuit pour vous lire.