Médan, 3 avril 1884.
Mon cher Guillemet,
Votre lettre est tombée dans notre déménagement, et je vous réponds d'ici, très ennuyé de n'avoir pu disposer d'une matinée pour aller vous serrer la main rue Clauzel.
Enfin, j'enregistre votre promesse. Si le temps n'est pas trop mauvais et si vous êtes libre, il faudra nous venir voir.
Moi, je me suis remis au travail, à un grand coquin de roman qui a pour cadre une mine de houille et pour sujet central une grève. Je crains qu'il ne me donne beaucoup de mal. Mais, que voulez-vous faire? il faut labourer son champ.
Vous n'avez vraiment pas de chance, au milieu de tous vos soucis de santé. Nous espérons que votre femme se sera reposée et qu'elle va mieux. Enfin, bon courage, bon travail, et à bientôt, j'espère.
Nos amitiés à toute la maison.
A Ernst Ziégler.
(FRAGMENT)