Je lis vos lettres dans Le Sémaphore, et je vois en effet que vous nagez en pleine politique. Comme vous le dites, cela est quand même intéressant pour les gaillards sans ambition, qui s'amusent à regarder la farce humaine. Prenez des notes, et tâchez donc de nous faire quelque chose, une étude bien vivante.—C'est à l'Odéon qu'Alexis a fait recevoir deux actes, adaptés de l'anglais. Je sais en effet que Cézanne est à Gardanne, Et quant à Baille, il a raison de voir la vie en rose.

Amitiés de nous deux.


A Antony Valabrègue.

Médan, 8 octobre 1885.

Oui, mon cher Valabrègue, nous sommes de retour à Médan, et nous serons très heureux de vous avoir à déjeuner le jour qu'il vous plaira.

Comme je vais assez souvent à Paris, prévenez-moi par un mot deux jours à l'avance, pour que vous ne trouviez pas la maison vide. Nous ne déjeunons qu'à une heure, vous pouvez ne prendre que le train de dix heures cinquante, mais choisissez un beau jour, car il vous faut descendre à la station de Villennes, et il y a vingt-cinq bonnes minutes pour se rendre chez nous. Tout le monde vous indiquera la route.

En attendant votre bonne visite, promise depuis si longtemps et amicalement attendue, nous vous envoyons notre vieux et bon souvenir.


A Antoine Guillemet.