Merci, et à bientôt.

Affectueusement.


A Edouard Lockroy.

Médan, 24 décembre 1886.

Cher monsieur Lockroy.

Je tiens à vous dire combien j'ai été touché d'apprendre que, sans me prévenir, vous aviez demandé pour moi, au ministre de l'Instruction publique, la croix de la Légion d'honneur. Je vois là une marque d'amitié personnelle et de grande sympathie littéraire, dont je suis très fier.

Mais que voulez-vous? je ne suis plus d'âge à souhaiter des récompenses. Me voici déjà dans les vétérans, et ce que j'aurais accepté au lendemain de L'Assommoir, me semble inutile après Germinal. Il faut garder ça pour les jeunes écrivains qui ont besoin d'être encouragés.

Ce que je n'oublierai pas, cher monsieur Lockroy, c'est votre bonne pensée de m'être agréable, et veuillez croire que je vous en garde une gratitude infinie.

Votre très reconnaissant et très dévoué.