A J.-K. Huysmans.

Paris, 6 mars 1889.

Mon bon ami, je savais que vous étiez souffrant; mais je ne me doutais pas que vos supplices eussent cette variété dans l'insupportable. Il faut vous bien soigner et nous revenir solide, un de ces soirs. Nous ne quitterons d'ailleurs Paris que dans les premiers jours de mai.

Moi, je continue de flâner. Toute ma paresse refoulée s'épanouit. Je n'aurais qu'un tout petit effort à faire pour ne plus toucher une plume. C'est une crise d'indifférence, un sentiment de l'à quoi bon, que je suis curieusement en moi. Je vais pourtant me remettre à mon roman, sans enthousiasme, je vous assure, mais parce qu'il le faut.

Ma femme vous envoie ses amitiés et ses souhaits d'une prompte guérison. Elle-même n'est pas très valide.

Et à bientôt, j'espère, et bien affectueusement à vous.


A Henry Céard.

Paris, 3 mai 1889.