... Je ne veux pas quitter Paris, mon bon ami, sans vous remercier de votre bel et excellent article. Il m'a profondément touché. Vous avez trouvé le moyen de m'être très agréable, sans trop offenser la vérité. Merci, merci de tout mon cœur.

Maintenant, je vais vous charger d'un tas de commissions. Ayez l'obligeance de me faire faire une copie de Madeleine, d'après le manuscrit du Théâtre Libre, conforme à la représentation. Portez ça chez Leduc ou ailleurs, et qu'on m'envoie la copie à Médan, avec le bon que je signerai et que je renverrai.

En outre, soyez assez bon pour m'adresser les journaux intéressants de dimanche soir et de lundi matin, le Sarcey, le Lemaître, le Paul Perret, etc.

J'ai trouvé la presse de ce matin et de ce soir moins mauvaise que je ne le craignais. En tous cas, la soirée paraît avoir été bonne pour le Théâtre Libre, et c'était là l'important.

Encore merci pour votre grand dévouement dans toute cette aventure, et à bientôt, n'est-ce pas? Venez un jour causer à Médan.

Vives amitiés de nous deux.


Au même.

Médan, 31 mai 1889.

Mon bon ami, je vois dans les journaux qu'il est de nouveau question de Thérèse Raquin aux Variétés. Ne pourriez-vous savoir au juste ce qu'il en est, en allant voir Lerou, et sans me mettre en avant, comme si la curiosité venait de vous? Au fond, je n'ai qu'un désir, savoir si la représentation m'appellera prochainement à Paris, et à quelle époque exacte. Cela, pour organiser mon temps à l'avance.