A André Maurel.
Médan, 30 juin 1891.
Mon cher Maurel, je ne crois pas que j'aurais dit tout ce que vous me faites dire, mais rien ne me blesse de ce que je dis par votre plume; et je sens, derrière vos phrases, une si évidente sympathie, que je suis très touché de votre article et que je vous envoie mes vifs remerciements.
Maintenant, il est bien certain qu'on me fait un peu trop enterrer le naturalisme. Je n'ai jamais accepté ni pronostiqué si allègrement sa mort. Ce que je crois, c'est que les procédés que j'ai apportés mourront avec moi. Mais quant à la méthode expérimentale, quant à l'évolution scientifique contemporaine, elle est plus vivace que jamais; et je défie bien un écrivain, s'il la néglige, de rien bâtir actuellement de durable.
Votre reconnaissant et bien cordial.
A Jules Claretie.
Médan, 1er juillet 1891.
Mon cher Claretie, je vous remercie bien vivement de votre dépêche, et j'attends la lettre d'explication que vous m'annoncez[65].