Nos bien vives amitiés à Mme Bruneau, et embrassez tendrement Suzanne pour nous deux.
Affectueusement à vous, mon cher ami.
Au Colonel en retraite Henri de Ponchalon[69].
18 octobre 1892.
Monsieur,
Permettez-moi de répéter que je n'ai nié ni le sentiment du devoir ni l'esprit de sacrifice de l'armée de Châlons. Entre le capitaine Baudouin et le lieutenant Rochas, il y a le colonel de Vineuil.
Après les mauvaises nouvelles de Frœschwiller, des soldats du 7e corps, qui n'avaient pas encore combattu, ont jeté leurs armes. Je n'aurais pas affirmé un fait pareil sans l'appuyer sur des documents certains. Et puis, encore un coup, c'est notre force et notre grandeur, aujourd'hui, de tout confesser.
Je vous réponds, Monsieur, parce que vous paraissez croire, comme moi, à la nécessité bienfaisante de la vérité, et je vous prie d'agréer l'assurance de mes sentiments distingués.