A Alphonse Daudet.

Paris, 13 novembre 1892.

Vous aviez raison, mon ami, Réjane a été tout à fait poignante, dans la scène de larmes du quatrième acte. C'est vrai, je n'aime pas beaucoup cette artiste, dont la voix se brise dans les éclats de force; qui manque, selon moi, de foyer intérieur, de puissance. Mais elle a ce qui vaut mieux: l'originalité, la vie; et il est très certain que, lorsqu'elle reste elle-même, elle est incomparable.

Merci encore, mon ami, de la si bonne et si émouvante soirée que vous nous avez fait passer, et croyez à nos vives amitiés pour les vôtres et pour vous.


A Gustave Toudouze.

Paris, 22 février 1893.

Mon cher ami, puisque l'affaire va si bien, il faut non seulement décider Goncourt, mais décider également Daudet et Loti à faire partie du Comité. Il importe peu qu'ils viennent ou qu'ils ne viennent pas.

Toutefois, je suis toujours d'avis que vous fassiez une petite place aux romanciers populaires, pour que le Comité n'ait pas l'air d'une chapelle.

Cordialement à vous.