A Raymond Poincaré.

Médan, 18 juillet 1893.

Cher monsieur Poincaré,

Votre aimable lettre me donne quelque honte de ma lettre officielle et si froide. Je voulais aller vous serrer la main, vous dire de vive voix toute ma gratitude; mais je suis cloué ici, et je ne pourrai le faire que vers la fin du mois, lorsque je traverserai Paris.

Me permettrez-vous, en attendant, d'insister sur votre bravoure. Cela semble tout simple aux vaillants de faire les choses qui leur semblent justes. Je n'en sais pas moins ce qu'il fallait de tranquille courage pour me donner un témoignage officiel de haute sympathie; et certains journaux vous le feront bien voir.

Ne cherchez donc pas, cher monsieur Poincaré, à diminuer ma reconnaissance, et veuillez me croire votre bien cordial et bien dévoué.


A Marcellin Pellet.

Médan, 1er août 1894.

Monsieur et cher confrère,