Et de quatre, et de cinq.
Il me reste à souhaiter votre retour. Le tableau que vous me faites du Camp n'est pas engageant. Vous allez revenir bientôt, me dites-vous. Tant mieux. J'ai la conviction que le séjour de Paris est de toute nécessité aux intelligences qui veulent penser. Si vous êtes découragé, l'air qu'on respire ici vous donnera de nouveaux espoirs.
Écrivez-moi votre arrivée, et que votre première visite soit pour moi. Nous causerons de l'avenir; les jours arrivent à toute vitesse, et il me semble qu'ils marchent encore trop.
Ma femme me prie de vous serrer la main.
Votre tout dévoué.
Je n'ai pu communiquer votre lettre à aucun de nos amis, car je suis seul en ce moment à Paris. Mais, du nord et du midi, je suis certain qu'ils vous serrent très vigoureusement la main.
A Théodore Duret.
Paris, 20 mai 1868.
Mon cher Duret,