Cher maître,
Je suis honteux de ne pas vous avoir encore rendu visite, le journalisme m'abêtit tellement, que je ne trouve plus une heure à moi.—Je vous envoie mon nouveau roman[16] pour vous dire que je ne vous oublie pas et que je vous remercie de votre lettre à la municipalité de Rouen. Ah! les gredins de bourgeois! vous auriez dû prendre une trique encore plus grosse, bien que la vôtre lasse de terribles bleus.
Je veux absolument aller vous serrer la main dimanche, dans l'après-midi.—Que La Curée me serve en attendant de carte de visite.
Tout à vous, mon cher maître.
A C. Montrosier.
13 février 1872.
Mon cher confrère,
Je ne vous ai pas encore remercié des deux excellents fauteuils que vous m'avez procurés. Le drame de Daudet[17] est, en effet, très curieux. C'est l'erreur d'un esprit fin et délicat. Avez-vous remarqué la chute fatale des romanciers au théâtre? Ils font plus noir, plus vieux, plus ficelé que le dernier des faiseurs. Cela m'effraye un peu pour moi.
Merci encore, et tout à vous.