J'ai un gros rhume, et je suis tellement enfoncé dans Le Ventre de Paris, que je vous avoue ne pas m'être occupé encore de La Fortune des Rougon. Mais, dès après-demain, je compte vous en envoyer des morceaux, de façon à ce qu'on puisse commencer l'impression tout de suite.

Ce soir ou demain paraîtra, dans La Cloche, un grand article d'un de mes bons amis. Je vous le recommande; il sera certainement bien fait.

Vous seriez bien aimable de m'envoyer une copie d'une des notes que je vous ai remises, sur La Curée. J'en ai besoin pour un journal de province.

C'est tout. J'ai écrit à Fouquier et à Levallois. Le Phare de la Loire publiera un article. Dans Le Sémaphore, la note passera certainement demain ou après-demain. De votre côté mettez les fers au feu. On me dit que Pelletan a commencé un article. Les articles qu'on commence de la sorte et qui traînent ne s'achèvent jamais. Il faudrait peut-être le voir. Enfin, je voudrais bien, pour mon début chez vous, vous faire gagner beaucoup d'argent.

Mes compliments à M. Charpentier.

Tout à vous.


A Ernest d'Hervilly.

Paris, 17 juin 1873.

Mon cher confrère,