Tout à vous.

Vous seriez bien aimable de m'acheter un exemplaire de La Curée traduite en russe.


A Antoine Guillemet.

Paris, 23 juillet 1874.

Mon cher ami,

Ah bien! oui, les bains de mer, j'en suis loin! Je vous ai peut-être dit que j'avais une comédie à caser. Or, ladite comédie est, paraît-il, très effrayante, car, après l'avoir promenée dans des théâtres décents, je viens d'être très heureux de la faire recevoir à Cluny. Par parenthèse, elle y est en compagnie d'une pièce de Flaubert. Depuis la chute du Candidat, on a une peur affreuse de nous.

Donc, ma pièce est reçue, et le pis est qu'elle va entrer en répétition le mois prochain, pour passer dans la seconde quinzaine de septembre. Voilà qui me cloue à Paris. Ni Cabourg, ni Villerville, mon cher ami, mais les éternelles Batignolles. Si je veux prendre un bain, je tirerai un seau d'eau à mon puits.

Enfin, comme je le dis toujours, nous verrons l'année prochaine. Il y a bientôt dix ans que nous devons passer un été au bord de la mer.

Je ne vous remercie pas moins de votre aimable invitation. C'est avec le plus vif plaisir que nous nous serions arrêtés un instant chez vous.