Autrement, les affaires vont bien. Je ne vois personne, je n'ai pas la moindre nouvelle. Manet, qui fait une étude à Argenteuil, chez Monet, est introuvable. Et comme je ne mets pas souvent les pieds au café Guerbois, mes renseignements s'arrêtent là.
Si vous êtes ici pour septembre, écrivez-moi dès votre arrivée. Je vous mettrai de corvée à Cluny. Je crois que j'aurai besoin de tous mes amis, car la partie est peut-être encore plus grosse que pour Thérèse Raquin.
Veuillez présenter tous mes compliments à Mme Guillemet. On est très sensible chez moi à votre bon souvenir.
Une bonne poignée de main pour vous.
A Georges Charpentier.
Paris, 23 juillet 1874.
Mon cher ami,
Excusez-moi, si j'ai tant tardé de vous écrire. J'attendais une solution.
D'abord, mon affaire avec Montigny a manqué. Il m'a rendu mon manuscrit[18] d'une façon charmante, en me jurant qu'il avait le plus vif désir de monter quelque chose de moi. Il m'a même donné mes entrées au Gymnase, comme consolation sans doute. En somme, il a été effrayé; mais il est très certain qu'il a longtemps hésité et que la porte de son théâtre me reste ouverte, si je veux être sage.