—«Non, mon enfant, ça ne se peut pas; c'est un caprice, une fantaisie....», déclama la grosse dame.

—Parfait! Mais la scène est longue. Hein? reposons-nous un instant.... Il faut que nous réglions bien ce mouvement-là.

Alors, toutes trois, elles discutèrent l'arrangement du salon. La porte de la salle à manger, à gauche, servirait pour les entrées et les sorties; on placerait un fauteuil à droite, un canapé au fond, et l'on pousserait la table près de la cheminée. Hélène, qui s'était levée, les suivait, comme si elle se fût intéressée à cette mise en place. Elle avait renoncé au projet de provoquer une explication, elle voulait simplement faire une dernière tentative, en empêchant Juliette de se trouver au rendez-vous.

—Je venais, lui dit-elle, vous demander si ce n'est pas aujourd'hui que vous faites une visite à madame de Chermette.

—Oui, cette après-midi.

—Alors, si vous le permettez, je viendrai vous prendre, car il y a longtemps que j'ai promis à cette dame d'aller la voir.

Juliette eut une seconde d'embarras. Mais elle se remit tout de suite.

—Certainement, je serais très-heureuse.... Seulement, j'ai un tas de courses, je passe chez des fournisseurs d'abord, je ne sais vraiment pas à quelle heure j'arriverai chez madame de Chermette.

—Ça ne fait rien, reprit Hélène; ça me promènera.

—Écoutez, je puis vous parler franchement.... Eh bien! n'insistez pas, vous me gêneriez.... Ce sera pour l'autre lundi.