[97] Dans un conte lithuanien (Chodzko, p. 368), le héros, à qui un roi a promis sa fille et la moitié de son royaume, est tué traîtreusement par ordre d'un des courtisans. De son sang, qui a jailli sous les fenêtres de la princesse, il naît un pommier, dont bientôt les branches touchent ces fenêtres. Quand la princesse veut prendre une des pommes, celle-ci se détache de l'arbre, et le jeune homme reparaît plein de vie.

[98] Comparer le conte grec moderne cité plus haut, p. LXI.

[99] Asiatic Researches, t. XX (Calcutta, 1836), p. 142.

[100] Voir notre tome II, p. 302.

[101] G. Ebers, Ægypten und die Bücher Mose's, 1868, p. 315.

[102] Hérodote, livre II, 121.

[103] Un autre conte égyptien, le conte du Prince prédestiné, presque aussi vieux que le conte des Deux Frères (Maspero, p. 33 seq.), présente aussi des points de ressemblance avec des contes actuels. Ainsi, dans le conte égyptien, le roi de Syrie fait construire à sa fille une maison dont les soixante-dix fenêtres sont éloignées du sol de soixante-dix coudées, et il dit aux princes des environs que celui qui atteindra la fenêtre de sa fille l'aura pour femme; de même, dans un conte russe, un conte polonais, un conte finnois, les prétendants à la main d'une princesse doivent faire sauter leur cheval jusqu'au troisième étage du château royal. (Voir notre tome II, p. 96.)

[104] Comparer encore, pour cette introduction, divers contes où le héros est aussi le fils d'un ours: un conte basque, l'Ourson (Mélusine, 1877, col. 160); un conte allemand du grand-duché d'Oldenbourg, Jean l'Ours (Strackerjan, II, p. 316); un conte serbe (Vouk, no 1). Tous ces contes, pour la suite des aventures, appartiennent plus ou moins au thème de l'Homme fort, que nous aurons plus loin à étudier (voir nos nos 46, Bénédicité, et 69, le Laboureur et son Valet); du reste, plusieurs épisodes de ce thème se sont, ainsi que nous l'indiquerons tout à l'heure, infiltrés dans certains contes du genre de Jean de l'Ours.—Dans un conte russe dont nous ne connaissons que ce passage, cité par M. de Gubernatis dans sa Zoological Mythology (II, p. 117), le héros, Ivanko Medviedko (Jean, fils de l'Ours), qui est né d'un ours et d'une femme enlevée par celui-ci, est homme de la tête à la ceinture, et de la ceinture aux pieds il est ours.

[105] Dans l'introduction d'un conte slave de cette famille, recueilli en Herzégovine (Krauss, no 139), le héros, étant déjà grand, est nourri au moyen d'une nappe merveilleuse, qu'une vache lui donne et qui se couvre de mets au commandement. Cette forme particulière, qui se retrouve dans une autre famille de contes (comparer notre no 23, le Poirier d'or), s'est substituée ici au thème de l'allaitement, que nous examinons.

[106] Pour ces divers contes où le héros a été allaité par sa mère pendant des années, comparer, dans les remarques de notre no 46, l'introduction de plusieurs contes, se rapportant au thème de l'Homme fort, déjà mentionné.