[127] Ce trait correspond au passage de notre conte où Adolphe doit retrouver la fille du roi, qui est on ne sait où—Dans un conte portugais (Coelho, no 19), dont nous donnerons le résumé à l'occasion de notre no 73, la Belle aux cheveux d'or, c'est la fille du roi qu'il s'agit de retrouver, comme dans le conte français.
[128] Inutile de faire remarquer que cette partie du conte avare correspond au Petit Poucet de Perrault. Dans plusieurs contes européens du type de Tchilbik, ce sont les coiffures que le héros échange, comme dans Perrault.
[129] Ce même conte se retrouve chez les Kabyles (Rivière, p. 224). Bien qu'il soit, en général, assez altéré, il est, sur un point important, un peu mieux conservé que le conte avare. Après s'être échappés de chez l'ogresse, les sept frères rentrent chez leur père. Un jour, l'un d'eux dit à celui-ci: «O mon père, il y a chez l'ogresse un tapis qui s'étend seul. Amor (l'un des frères, le héros du conte) nous le rapportera.»
[130] Ici ce sont trois frères qui reçoivent chacun successivement un des objets merveilleux.
[131] Comparer le conte russe cité plus haut.
[132] Comparer le groupe de contes européens, ci-dessus indiqué, où des génies armés de bâtons sortent, au commandement, d'un sac, d'un tonneau ou d'une bouteille.—En Orient, nous retrouvons aussi les génies bienfaisants des contes européens. Ainsi, dans un conte des Mille et une Nuits (Histoire de Djaudar), figure un bissac «où habite un serviteur (c'est-à-dire un génie) qui donne tous les mets que l'on désire».
[133] Ce terme est considéré comme injurieux chez les Kamaoniens.
[134] Comparer le conte syriaque et les contes européens qui en ont été rapprochés.
[135] Un second conte du Pentamerone (no 7) doit également être rapproché de notre conte pour l'ensemble; mais il n'a pas l'introduction.
[136] Dans deux autres contes indiens, l'un du Bengale, l'autre du Kamaon, figure aussi un fakir, qui donne ou indique à un roi un certain fruit dont il devra faire manger à ses sept femmes, pour que chacune ait un fils. (Voir les remarques de notre no 12, le Prince et son Cheval.)—Comparer, plus bas, p. 72 et p. 80, l'introduction de contes indiens du Pandjab et du Bengale.—Dans un conte indien du Deccan (miss Frere, no 22), une femme s'en va trouver Mahadeo (le Créateur) pour lui demander de lui accorder un enfant. Mahadeo lui donne un fruit, une mangue, qu'elle partage avec deux autres femmes qui avaient fait route avec elle. De retour à la maison, elle a un fils, et les deux autres, chacune une fille.