[157] Même chose dans le livre allemand du XVIe siècle utilisé par les frères Grimm, et dans le livre populaire hollandais. Mais, à la différence du conte avare, le héros joue un rôle actif dans l'affaire. Pendant que les trois géants dorment sous un arbre, il leur jette à chacun successivement des pierres du haut de cet arbre, de sorte que chaque géant croit que les autres l'ont frappé et devient furieux.
[158] Cet épisode de l'arbre, que nous avons vu dans le conte russe, se rencontre sous une forme altérée dans le conte hongrois, dans les deux contes du Tyrol italien, dans un des contes du Tyrol allemand (Zingerle, II, p. 15) et dans le livre populaire hollandais. Le héros, emporté par son cheval vers l'ennemi, saisit sur son passage, pour se retenir, une croix plantée le long du chemin et la déracine. Quand les ennemis voient accourir cet homme à cheval, une croix dans ses bras, ils sont pris de terreur et s'enfuient.
[159] Comparer, pour cet épisode de l'éléphant empoisonné, la dernière partie du conte mongol résumé plus haut.
[160] Comparer notre no 22, Jeanne et Brimboriau, et les remarques.
[161] Dans un conte de la Haute-Bretagne (Sébillot, Littérature orale, p. 125), c'est un soufflet avec lequel le héros dit qu'il ressuscite les gens, en leur soufflant sur la figure.
[162] Voir cette forme bien conservée dans notre no 20, Richedeau.
[163] Le conte flamand no 11 de la collection Wolf, Deutsche Mærchen und Sagen, nous paraît dériver directement du livre de Straparola.
[164] Comme on voit, c'est tout à fait l'introduction du conte de la Basse-Bretagne et du conte bourguignon, cités plus haut.—Cette même introduction forme tout le récit à elle seule dans un conte picard (Carnoy, p. 192). Ici, comme dans le conte afghan, le chef des voleurs dit: «Si je vous trompe, que le tonnerre m'écrase à l'instant!» Kiot-Jean, en l'entendant, laisse tomber de peur sa peau de vache au milieu des voleurs.
[165] Voir, pour ce passage, notre no 20, Richedeau, et les remarques.
[166] Il est curieux de constater que cette première partie du conte afghan, qui parfois forme un conte à elle seule (voir le Pantchatantra indien et les observations de M. Benfey, I, p. 355, et II, p. 238), se trouve aussi combinée avec notre thème dans le conte de Straparola.