[197] Le Dardistan est une contrée située au nord de Cachemire, dans la vallée du Haut-Indus, entre trois chaînes de montagnes: l'Himalaya, le Karakoroum et l'Hindoukousch.
[198] Voir les remarques pour l'explication du mot main de gloire.
[199] Dans un conte espagnol de cette famille (Caballero, II, p. 42), nous trouvons aussi l'«oiseau de la vérité» (el pajaro de la verdad).
[200] Un autre conte catalan (Rondallayre, I, p. 63) présente ici la forme ordinaire.
[201] Il peut être intéressant de constater que, dans le cours de ce conte indien, tous les enfants moins un (ici, la jeune fille) sont métamorphosés en oiseaux, comme dans le roman du moyen-âge, mais dans des circonstances absolument différentes.
[202] Il en est à peu près de même dans le conte italien du XVIe siècle, où, comme on l'a vu, chaque fois que l'on coupe les cheveux aux enfants, il tombe des perles et des pierres précieuses.—Dans un conte toscan de cette famille (Imbriani, Novellaja Fiorentina, no 6) et dans un conte sicilien (Pitrè, Nuovo Saggio, no 1), les parents adoptifs des enfants s'enrichissent en vendant leurs cheveux d'or, qu'ils coupent de temps en temps.—Dans le conte lorrain, les enfants (cela ressort du récit) font également la fortune des gens qui les ont recueillis.
[203] Un conte syriaque du nord de la Mésopotamie (Prym et Socin, no 83) se rapproche sur divers points de ce conte arabe, mais il est moins complet. Le seul point où il est mieux conservé, c'est que la reine a deux enfants, un garçon et une fille, et non un seul, comme dans le conte arabe.
[204] Ici, évidemment, Galland a dû affaiblir l'original, aujourd'hui perdu. D'ordinaire, dans les contes, les personnages qui pleurent des perles, laissent tomber des roses de leurs lèvres quand ils rient.—Du reste, il y a encore, dans cette introduction, une autre altération: il devait être parlé, non d'un prince, mais de deux princes et une princesse.
[205] Dans un conte siamois (Asiatic Researches, Calcutta, 1836, t. XX, p. 348), la femme d'un roi est accusée par une rivale d'être accouchée d'un morceau de bois.
[206] Dans un conte hongrois (Gaal-Stier, no 7), dont la première partie, jusqu'à la substitution des chiens aux enfants, doit être rapprochée des contes de cette famille, l'une des trois sœurs dit que, si le roi l'épousait, elle lui tisserait, avec une quenouillée de chanvre, une tente assez grande pour abriter tous ses soldats; la seconde, qu'avec un grain de blé elle lui ferait un gâteau assez grand pour les rassasier tous.—Il a déjà été question de la «tente» dans le conte arabe de la Mésopotamie.