[207] C'est ainsi que s'exprime le conte. Il semble bien que ce ne soit pas une des deux dont il a été parlé. Il y aurait donc là une altération.
[208] Il est curieux de trouver, dans ce conte arabe, la «rose qui chante» du conte lorrain, détail que nous n'avons rencontré dans aucun des contes européens de cette famille.
[209] Cette forme d'introduction, identique a celle des contes arabes d'Egypte et de Mésopotamie, est bien certainement la forme primitive. Elle a dû forcément être modifiée dans les pays où n'existe pas la polygamie.
[210] Il la fait envelopper dans une peau d'âne, et quiconque entre ou sort, doit cracher sur elle. De même, dans le conte arabe de la Mésopotamie.—Dans le conte arabe d'Egypte, la reine est enduite de goudron et attachée sur l'escalier: quiconque montera ou descendra, crachera sur elle.—Dans les Mille et une Nuits, la sultane est enfermée à la porte de la principale mosquée, dans un réduit dont la fenêtre est toujours ouverte, et chaque musulman, en passant, doit lui cracher au visage.—Dans un conte sicilien (Gonzenbach, no 5) et dans un conte grec d'Epire (Hahn, no 69, var. 1), la reine est l'objet des mêmes outrages.
[211] On a vu que, dans le conte sicilien no 36 de la collection Pitrè, les enfants sont allaités par une biche, qu'envoie une fée.
[212] Ce passage est évidemment mieux conservé que le passage analogue du conte arabe d'Egypte.
[213] Dans le conte italien des Abruzzes (Finamore, no 39) la mère du roi cherche aussi à empoisonner les enfants, et l'oiseau les préserve de ce danger. Même passage dans un conte portugais (Braga, no 39), où le poison est donné aux enfants par les méchantes sœurs.—Comparer le conte toscan no 27 de la collection Nerucci.
[214] Mie, en vieux français.
[215] Bellotement, bellement, doucement.
[216] On dit: à part soi.