En ce moment, et comme il se perdait au milieu de ces réflexions, Katel entra:

«Monsieur, dit-elle, voici quelque chose que j'ai trouvé dans votre capote d'hiver.»

C'était un papier; il le prit et l'ouvrit.

«Tiens! tiens! fit-il avec une sorte d'émotion, la recette des beignets! Comment ai-je pu oublier cela depuis trois semaines? Décidément je n'ai plus la tête à moi!»

Et regardant la vieille servante:

«C'est une recette pour faire des beignets, mais des beignets délicieux! s'écria-t-il comme attendri. Devine un peu, Katel, qui m'a donné cette recette?

—La grande Frentzel du Bœuf-Rouge.

—Frentzel, allons donc! Est-ce qu'elle est capable d'inventer quelque chose, et surtout des beignets pareils? Non... c'est la petite Sûzel, la fille de l'anabaptiste.

—Oh! dit Katel, cela ne m'étonne pas, cette petite est remplie de bonnes idées.

—Oui, elle est au-dessus de son âge. Tu vas me faire de ces beignets, Katel. Tu suivras la recette exactement, entends-tu, sans cela tout serait manqué.