La lecture de l'oncle semblait l'intéresser beaucoup; de temps en temps il levait sur nous un regard en disant:
«Ces Républicains ont de bonnes choses; ils voient les hommes en grand[1]... leurs principes élèvent l'âme... C'est vraiment beau! Quel dommage que de pareilles gens[2] recourent sans cesse à la violence!...»
Alors madame Thérèse souriait, et l'on se remettait à lire. Cela durait depuis environ une demi-heure, lorsque tout à coup un homme à cheval s'arrêta devant notre porte.
L'oncle venait de déposer son livre; nous regardions tous cet inconnu par les fenêtres.
«On vient vous chercher pour quelque malade, monsieur le docteur,» dit madame Thérèse.
L'oncle ne répondit pas.
L'homme, après avoir attaché son cheval au pilier du hangar, entrait dans l'allée.
«Monsieur le docteur Jacob? fit-il en ouvrant la porte.
--C'est moi, monsieur.
--Voici une lettre de la part de[3] M. le docteur Feuerbach, de Kaiserslautern.