— Oui, tous, je leur ordonne tout ce qui peut leur faire plaisir.
— Eh bien, vous possédez la vraie science, celle qui vient du cœur et qui guérit. »
L’oncle allait verser ; mais, s’arrêtant tout à coup, il regarda la malade d’un air grave et dit avec expression : « Je vois que nous sommes de plus en plus d’accord, et que vous finirez par vous convertir aux doctrines de la paix. »
Ayant dit cela, il versa quelques gouttes dans mon verre, et remplit le sien et celui de madame Thérèse jusqu’au bord, en s’écriant :
« A votre santé, madame Thérèse !
— A la vôtre et à celle de Fritzel ! » dit-elle.
Et nous bûmes ce vieux vin couleur pelure d’oignon, qui me parut très bon.
Nous devenions tous gais, les joues de madame Thérèse prenaient une légère teinte rose, annonçant le retour de la santé ; elle souriait et disait :
« Ce vin me ranime. »
Puis elle se mit à parler de se rendre utile à la maison.