L’homme, après avoir attaché son cheval au pilier du hangar, entrait dans l’allée.

« Monsieur le docteur Jacob ? » fit-il en ouvrant la porte.

— C’est moi, monsieur.

— Voici une lettre de la part de M. le docteur Feuerbach, de Kaiserslautern.

— Veuillez vous asseoir, monsieur », dit l’oncle.

L’homme resta debout.

L’oncle, en lisant la lettre, devint tout pâle et durant une minute il parut comme troublé, regardant madame Thérèse d’un œil vague.

« Je dois rapporter la réponse s’il y en a, dit l’homme.

— Vous direz à Feuerbach que je le remercie ; c’est toute la réponse. »

Puis, sans rien ajouter, il sortit la tête nue, avec le messager que nous vîmes s’éloigner dans la rue, conduisant son cheval par la bride, vers l’auberge du Cruchon-d’Or. Il allait sans doute se rafraîchir avant de se remettre en route. Nous vîmes aussi l’oncle passer devant les fenêtres et entrer sous le hangar. Madame Thérèse parut alors inquiète.