Boishardy s'inclina profondément, et sortant de l'appartement de la marquise, il monta rapidement sur le pont du lougre.
Jusqu'alors Marcof avait veillé en personne à la manœuvre et à la marche du navire, mais une fois en mer, une fois la route prise, il appela Keinec, lui remit le commandement du lougre et alla retrouver Boishardy qu'il emmena dans sa cabine.
[XIII]
[LA ROUTE DE NANTES]
Cinq heures après que le lougre eut quitté la Roche-Bernard, Bervic descendit auprès de son chef le prévenir que l'on était en vue du Croisic, et lui demander ses ordres pour le mouillage.
—Nous ne mouillerons pas, répondit Marcof. Tiens le cap droit devant toi, double la pointe du Croisic et cours une bordée sur Saint-Nazaire.
—Quoi! dit Boishardy avec étonnement, voulez-vous donc entrer en Loire?
—Sans doute.
—Mais il était convenu que nous débarquerions au Croisic?