—Il disait que cet homme n'était pas son frère!

—Comment cela?

—Voilà ce que je ne sais pas, ce que je donnerais tout au monde pour savoir.

—Peut-être ce misérable n'avait-il plus sa raison et délirait-il en parlant ainsi; l'agonie causée par le poison amène souvent des hallucinations étranges.

—Malheureusement; mais cependant je crois volontiers que cet homme avait conscience de ses paroles.

—Qui vous porte à le croire?

—Une vérité qu'il m'a avouée et qui prouve évidemment qu'il n'était pas le frère du comte.

—Qu'est-ce donc?

—Je l'ai reconnu pour un ancien bandit que j'avais rencontré jadis dans les Abruzzes. A cette époque, je ne l'avais vu que quelques minutes, mais cela s'était passé dans des circonstances telles que sa figure était demeurée gravée dans ma mémoire.

—Et il a avoué cela?