—Nous ne le recevons pas, monsieur.

—Mais ce journal n’a jamais existé, dit Alfred.

—Tant pis, dit Gustave. Le siècle qui produit tant de journaux inutiles devrait au moins penser à faire celui-là.

—Pardieu! Voilà une excellente idée! s’écrie Eugène en redoublant ses éclats de rire.

—Pourquoi non? répond Gustave. Penses-tu que la classe estimable et nombreuse des célibataires ne vaille pas bien la peine qu’un journal s’occupe spécialement d’elle?

—Et pour quel motif? demande Eugène.

—Pour la faire persévérer dans le célibat.

—Sérieusement?

—Très-sérieusement.

—Je ne savais pas que tu fusses l’ennemi si déclaré du mariage.