—Tu l’aimes donc, ma pauvre fille?
—Oui, maman!
Et tandis que leurs deux fronts brûlans penchaient l’un sur l’autre, des larmes tombaient en abondance sur leurs mains étroitement unies.
—Son nom, ma fille?
Louise hésita long-temps.
—Gustave, dit-elle enfin.
—Gustave! Mais son nom de famille?
—Je ne le lui ai jamais demandé, maman; pourtant je crois que c’est le même nom que sa cousine: Charrière.
—Et où l’as-tu vu? d’où le connais-tu?
—Oh! maman, il y a bien long-temps pour la première fois! c’est à la maison royale... Constance, sa cousine, me remettait ses lettres.