—Eh bien! ma fille, j’ai pensé tout à l’heure qu’à mon âge et dans notre position....
Louise attentive s’accouda sur son lit.
—J’ai donc pensé, ma fille, continua madame Drouart, qu’à mon âge, il n’y a plus de temps à perdre lorsqu’on veut faire un sort à ses enfans...
Louise, tout agitée, se leva sur son séant.
—Et voilà pourquoi, reprit madame Drouart, demain, sans plus tarder, je te conduirai moi-même chez le général Darvin....
—Chez le général Darvin! s’écria Louise avec un vif accent de joie.
—Oui, Louise, chez le général Darvin, cet ami de ton père; je le supplierai de parler au ministre pour toi, afin qu’on t’accorde, tout de suite, ou du moins que l’on t’assure pour l’avenir....
—Quoi donc, maman?
—Mon bureau de timbre, ma fille, et le ministre y consentira, j’en suis certaine. Cela te mettra pour toujours à l’abri du besoin, quand je ne serai plus....
Louise était retombée sur son lit.