—Au moins, s’écria Gustave, si après une longue épreuve de nos caractères nous avons reconnu l’impossibilité de vivre l’un à côté de l’autre, ne serait-il pas possible de nous revoir encore, quoique séparés?.... Qu’en pensez-vous?

Elle fit un geste de refus.

—C’est pour toujours que je vous quitte, monsieur Gustave; nous voir de loin ou de près n’est plus possible.

—Encore, si j’étais sûr que vous serez heureuse!

—N’en doutez pas, monsieur; l’idée seule de m’en aller me donne du bonheur.

Gustave se sentit blessé dans son amour-propre.

—En ce cas, demanda-t-il, vous m’abandonnez sans regret?

—Sans regret, monsieur.

—Vous en êtes même contente?

—Oh! bien contente.