—C’est tout ce que je voulais.

—Voudriez-vous encore, dit Louise à Gustave, qui se trouvait placé entre elle et la porte, voudriez-vous me faire le passage libre?

—Volontiers, mademoiselle.

Le dépit enflammait le visage de Gustave. Cependant le visage de Louise était parfaitement calme.

—Adieu, monsieur Thévenot, dit-elle au docteur; je vous remercie de tous vos bons soins.

—Et à moi, demanda Gustave, vous ne me dites pas même adieu?

—Adieu, monsieur, dit-elle froidement.

—Oh bien! mademoiselle; adieu, adieu, bonne santé! s’écria-t-il avec colère. J’étais bien fou de me tracasser la tête pour une femme de votre espèce!

Louise lui lança un regard où la fierté se mêlait au dédain. Gustave, pour se donner l’apparence d’un homme indifférent, se mit à promener ses doigts sur le piano; il accompagnait la musique d’un léger sifflement des lèvres.

—Adieu, docteur, répéta Louise.